Petit précis de Klezmer

Publié le par Festival Jazz'n'Klezmer

 

Capture d’écran 2012-10-16 à 00.36.11       Ceux et celles qui ont eu la chance de lire le magnifique article sur Leopold Kozlowski dans le Courrier International du 20 Septembre ont pu se rendre compte de l’importance de la tradition Klezmer et de sa bonne transmission. 

Pour les autres, voici l’un des encarts de cet article (malheureusement l’article fait partie des dossiers du Courrier international et n’est consultable que pour les abonnés) intitulé « une tradition vivace ».

Le Klezmer, contraction des mots hébreu Klei ( instrument en hébreu) et Zemer ( chant) est intimement lié à la Yiddishkeit, quintessence de la culture des Juifs ashkénazes d’Europe centrale et de l’Est d’expression yiddish. Ce genre musical mêle harmonies typiques du Proche Orient à des éléments de musique slave et tsigane dont elle s’est imprégnée au cours des siècles. La musique instrumentale ayant été bannie de la synagogue jusqu’à l’avènement du judaisme réformé, au début du 19ème siècle, la musique Klezmer trouve sa place dans la vie quotidienne des Ashkénazes.

Populaire par excellence, joyeuse et nostalgique à la fois elle est leur musique soul.

Le phrasé, qui s’inspire de celui du chantre de la synagogue, est son trait le plus caractéristique. Les ornementations y sont essentielles:krekhts ( soupirs, gémissements), glitchn ( glissandos), knaitchn ( inflexions), tchok ( sons qui rappellent le gloussement et le rire), ouflazolet ( brusques sifflements pour invoquer le ciel).

Le violon, le cymbalum, et la clarinette sont les instruments de prédilection des musiciens klezmer, les klezmorims.

Chopin, Liszt, et Mendelssohn étaient d’ailleurs de grands amateurs de cette musique improvisée, essentiellement transmise d’une génération à l’autre sans être retranscrite sur une partition. Au tournant du 20ème siècle, de nombreux musiciens klezmer comme Naftuli Brandwein, oncle de Leopold Kozlowski ( auquel le Courrier International consacre l’article) émigrent aux Etats-Unis et influencent de nouveaux genres typiquement américains comme le Blues et le Jazz.

Après la Shoah, New York devient le centre de la Yiddishkeit, la tradition klezmer y est perpétuée, entre autres avec Michael Alpert, The Klezmorim, Brave old world ou encore David Krakauer. En France, c’est les ensembles comme Klezmer Nova et Klezmer Kaos (…)

-Vous pouvez regarder le documentaire sur Leopold Kozlowski, The Last Klezmer sur youtube-

 

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